La quantité de monnaie, l'inflation officielle, les coûts des entreprises, et ce que deviennent les prix du quotidien quand on les rapporte à la monnaie créée. Séries officielles mises à jour chaque jour ; chaque graphique s'analyse sur la période de votre choix et se télécharge.
Masse monétaire M2, zone euro
16 447 Md€Dernier point : août 2026Sur un an : +3,2 % Depuis la publication précédente (juil. 2026) : +0,1 %
Voir les données du graphique (une valeur par an : la dernière disponible de chaque année)
Masse monétaire M2, zone euro, valeurs annuelles
Période
M2 zone euro (Md€)
déc. 1999
4 079 Md€
déc. 2000
4 227 Md€
déc. 2001
4 616 Md€
déc. 2002
4 915 Md€
déc. 2003
5 238 Md€
déc. 2004
5 574 Md€
déc. 2005
6 093 Md€
déc. 2006
6 663 Md€
déc. 2007
7 356 Md€
déc. 2008
8 042 Md€
déc. 2009
8 208 Md€
déc. 2010
8 423 Md€
déc. 2011
8 607 Md€
déc. 2012
8 998 Md€
déc. 2013
9 212 Md€
déc. 2014
9 676 Md€
déc. 2015
10 217 Md€
déc. 2016
10 711 Md€
déc. 2017
11 208 Md€
déc. 2018
11 710 Md€
déc. 2019
12 375 Md€
déc. 2020
13 740 Md€
déc. 2021
14 704 Md€
déc. 2022
15 229 Md€
déc. 2023
15 103 Md€
déc. 2024
15 592 Md€
déc. 2025
16 075 Md€
août 2026
16 447 Md€
Entre janvier 1999 et août 2026, la masse monétaire a été multipliée par 3,93, soit une croissance moyenne de 5,1 % par an. Sur la même période, l'économie réelle de la zone euro (PIB en volume) a progressé de 1,3 % par an : la monnaie a donc crû d'environ 3,7 % par an au-delà de la production.
Une partie de la croissance de la monnaie accompagne celle de l'économie et n'a rien d'anormal. C'est l'écart au-delà de la production qui compte : il se retrouve en partie dans les prix à la consommation, en partie dans le prix des actifs (immobilier, actions). Une trésorerie conservée en euros n'est protégée ni de l'un ni de l'autre.
Source : Banque centrale européenne, agrégat M2 de la zone euro, corrigé des variations saisonnières. Le graphique montre l'encours ; les variations sont calculées sur l'indice des encours notionnels de la BCE, qui neutralise les élargissements de la zone euro, les reclassements et les effets de change. PIB réel : BCE / Eurostat, zone euro, volumes chaînés, dernier trimestre publié 2026 T1. Données collectées le 17 oct. 2026.
Rythme de création monétaire
+3,2 %Dernier point : août 2026
Moyenne
M2
PIB réel
2 ans
3,0 %
1,1 %
5 ans
2,8 %
2,6 %
10 ans
4,6 %
1,5 %
Période
5,3 %
1,4 %
Voir les données du graphique (une valeur par an : la dernière disponible de chaque année)
Rythme de création monétaire, valeurs annuelles
Période
Croissance de M2 sur un an
Croissance du PIB réel sur un an
déc. 1999
5,6 %
3,9 %
déc. 2000
3,6 %
3,4 %
déc. 2001
6,6 %
1,3 %
déc. 2002
6,7 %
1,3 %
déc. 2003
7,7 %
1,1 %
déc. 2004
6,6 %
1,8 %
déc. 2005
8,5 %
2,4 %
déc. 2006
9,5 %
3,8 %
déc. 2007
10,1 %
2,3 %
déc. 2008
8,5 %
-2,1 %
déc. 2009
1,6 %
-2,3 %
déc. 2010
2,4 %
2,4 %
déc. 2011
1,9 %
0,7 %
déc. 2012
4,6 %
-1,2 %
déc. 2013
2,5 %
0,8 %
déc. 2014
3,7 %
1,6 %
déc. 2015
5,3 %
2,1 %
déc. 2016
4,8 %
2,0 %
déc. 2017
5,2 %
3,0 %
déc. 2018
4,4 %
1,2 %
déc. 2019
5,6 %
1,2 %
déc. 2020
11,8 %
-3,8 %
déc. 2021
6,9 %
5,7 %
déc. 2022
3,4 %
2,2 %
déc. 2023
-1,0 %
0,2 %
déc. 2024
2,7 %
1,4 %
déc. 2025
3,1 %
1,1 %
août 2026
3,2 %
—
Entre janvier 1999 et août 2026, la masse monétaire a progressé en moyenne de 5,3 % par an. Le rythme a culminé à 12,3 % (février 2021) et touché un point bas à -2,4 % (août 2023). Sur la même période, le PIB réel de la zone euro a progressé en moyenne de 1,4 % par an : l'écart entre les deux courbes mesure la monnaie créée au-delà de la production.
Source : Banque centrale européenne, taux de croissance annuel de M2, moyenne arithmétique des taux mensuels observés ; PIB réel de la zone euro en volumes chaînés (BCE / Eurostat), glissement sur un an de chaque trimestre. Données collectées le 17 oct. 2026.
Inflation officielle en France
+3,4 %Sur douze mois, à fin septembre 2026
Moyenne
IPCH
2 ans
1,6 %
5 ans
3,4 %
10 ans
2,2 %
Période
1,8 %
Voir les données du graphique
Inflation officielle en France
Période
IPCH France (indice harmonisé européen)
1999
0,6 %
2000
1,8 %
2001
1,8 %
2002
1,9 %
2003
2,2 %
2004
2,3 %
2005
1,9 %
2006
1,9 %
2007
1,6 %
2008
3,2 %
2009
0,1 %
2010
1,7 %
2011
2,3 %
2012
2,2 %
2013
1,0 %
2014
0,6 %
2015
0,1 %
2016
0,3 %
2017
1,2 %
2018
2,1 %
2019
1,3 %
2020
0,5 %
2021
2,1 %
2022
5,9 %
2023
5,7 %
2024
2,3 %
2025
0,9 %
sept. 2026
3,4 %
Entre 1999 et 2025, l'inflation a été en moyenne de 1,8 % par an en France selon l'indice des prix harmonisé européen (IPCH), contre 2,1 % pour l'ensemble de la zone euro. En cumulé, ce qui coûtait 100 € en France en 1999 en coûte 162 en 2025. Dernière donnée publiée : +3,4 % sur les douze mois à fin septembre 2026 (ce point n'entre pas dans les moyennes, calculées sur années complètes).
Un taux annuel de quelques pourcents paraît anodin ; c'est son cumul qui érode une trésorerie. Le calculateur d'érosion l'applique à votre propre montant.
Source : BCE / Eurostat, IPCH France et zone euro, moyennes annuelles des taux annuels mensuels (années complètes) ; dernier point : taux sur douze mois du mois le plus récent. Données collectées le 17 oct. 2026.
L'inflation des entreprises
+4,8 %Prix de production de l'industrie sur un an, août 2026
Prix de production de l'industrie française pour le marché français, comparés à l'inflation des prix à la consommation (IPCH France), en glissement sur douze mois.
Voir les données du graphique (une valeur par an : la dernière disponible de chaque année)
L'inflation des entreprises, valeurs annuelles
Période
Prix de production de l'industrie
Prix à la consommation (IPCH France)
déc. 2015
-2,6 %
0,3 %
déc. 2016
1,6 %
0,8 %
déc. 2017
2,1 %
1,2 %
déc. 2018
1,4 %
1,9 %
déc. 2019
0,5 %
1,6 %
déc. 2020
-0,8 %
0,0 %
déc. 2021
18,2 %
3,4 %
déc. 2022
20,0 %
6,7 %
déc. 2023
-1,1 %
4,1 %
déc. 2024
-4,0 %
1,8 %
déc. 2025
-2,0 %
0,7 %
août 2026
4,8 %
2,6 %
Entre janvier 2015 et août 2026, le glissement annuel moyen a été de 2,8 % pour les prix de production de l'industrie, contre 2,0 % pour les prix à la consommation. Dernier point de l'IPCH : +2,6 % (août 2026).
Pour une entreprise, l'inflation qui compte est celle de ses propres coûts. Une trésorerie mise de côté pour un investissement se mesure à l'aune de l'indice du secteur concerné, souvent plus dynamique que l'indice des prix à la consommation.
Sources : Insee, indice des prix de production de l'industrie française pour le marché français, ensemble de l'industrie, base 2021 (glissement sur douze mois calculé par SELOR₿) ; Eurostat, IPCH France. Données collectées le 17 oct. 2026.
Indice d'inflation de la baguette
L'indice du prix de la baguette est calculé à partir du prix moyen officiel de vente au détail du pain baguette publié par l'Insee. La masse monétaire est corrigée de la croissance réelle de l'économie de la zone euro : elle approche la monnaie créée au-delà de ce que justifie la production.
Voir les données du graphique
Indice d'inflation de la baguette
Période
Indice du prix de la baguette (prix moyen Insee, base 100 en 1999)
Masse monétaire M2 corrigée de la croissance du PIB réel (base 100)
1999
100
100
2000
102
100
2001
105
103
2002
109
108
2003
114
116
2004
118
121
2005
120
128
2006
123
135
2007
127
144
2008
133
157
2009
134
172
2010
134
171
2011
137
172
2012
138
179
2013
139
187
2014
139
189
2015
138
194
2016
139
200
2017
139
205
2018
140
210
2019
141
218
2020
—
254
2021
143
260
2022
150
265
2023
161
262
2024
163
262
2025
162
267
sept. 2026
165
275
Entre 1999 et septembre 2026, le prix moyen d'une baguette de 300 g est passé de 0,75 € à 1,24 €, soit +64,8 % (+1,9 % par an). Sur la même période, la masse monétaire de la zone euro, rapportée à la croissance de son économie réelle, a progressé de +175,1 %.
L'écart de 110 points est compatible avec l'idée que les gains de productivité et la concurrence, dans l'agroalimentaire comme chez les boulangers, ont absorbé une partie de la création monétaire. La masse monétaire n'est pas le seul déterminant des prix : la vitesse de circulation de la monnaie, l'épargne et les coûts propres à chaque filière jouent aussi.
Sources : Insee, prix moyen annuel de vente au détail du pain baguette (1 kg), métropole (idbank 000442615), ramené à une baguette de 300 g ; BCE, M2 en moyenne annuelle et PIB réel de la zone euro (volumes chaînés). Dernier point : prix mensuel Insee (septembre 2026, idbank 000442423), M2 du même mois et PIB réel du dernier trimestre publié (2026 T1). Pas de relevé Insee en 2020. Données collectées le 17 oct. 2026.
Pour aller plus loin : la baguette rapportée à la monnaie
Illustration, à lire avec précaution : prix de la baguette rapporté à la masse monétaire M2, elle-même ajustée de la croissance réelle de l'économie de la zone euro. Un prix dépend aussi des coûts propres à chaque filière.
Voir les données du graphique
Le prix de la baguette corrigé de la création monétaire
Période
Prix de la baguette rapporté à la création monétaire ajustée de la croissance (base 100 en 1999)
1999
100
2000
102
2001
103
2002
101
2003
97,8
2004
97,6
2005
93,6
2006
91,2
2007
88,5
2008
84,5
2009
77,8
2010
78,2
2011
79,4
2012
77,1
2013
74,4
2014
73,7
2015
71,1
2016
69,3
2017
67,7
2018
66,5
2019
64,5
2021
55,2
2022
56,4
2023
61,3
2024
62,0
2025
60,7
sept. 2026
59,9
Mesurée en proportion de la monnaie créée au-delà de la croissance de l'économie, la baguette vaut 60 en septembre 2026 contre 100 en 1999. Rapportée à la monnaie, elle est devenue 40 % moins chère.
Mesurée en euros, la baguette a augmenté ; mesurée à l'aune de la monnaie en circulation, elle a baissé. Cette illustration suggère qu'une partie de la hausse affichée tient à l'unité de mesure elle-même ; elle ne prétend pas expliquer à elle seule le prix d'un produit.
Calcul SELOR₿ : indice du prix moyen de la baguette (Insee) divisé par l'indice de la masse monétaire M2 rapportée au PIB réel de la zone euro (BCE). Données collectées le 17 oct. 2026.
La lettre SELOR₿
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